Gagner en autonomie énergétique avec l’installation de panneaux solaires sur la maison

Vu le coût toujours croissant de l’énergie électrique fournie par le réseau, chacun essaie de diminuer sa facture énergétique. En plus de cela, il y a aussi une vision plus écologique à restreindre l’utilisation des énergies fossiles depuis quelque temps. Pour répondre à ces problèmes et ces nouvelles exigences, les panneaux solaires sont une bonne solution.

Nous allons préciser ce que signifie une maison autonome en énergie et ensuite, la puissance nécessaire pour être autonome et sur quelle surface ?

Des panneaux solaires sur le toit d'une maison

Qu’est-ce qu’une maison autonome ?

Au sens strict, une maison autonome ne dépend d’aucun apport extérieur d’énergie (charbon, fuel, gaz, électricité) et d’eau. De même, elle ne dépend pas du traitement collectif des eaux usées (eaux grises issues de la cuisine et des sanitaires et eaux noires venant des toilettes). Une maison peut-elle devenir totalement autonome en énergie ? Le coût des panneaux solaires diminue et il y a des interventions financières publiques qui favorisent ses installations et par conséquent, l’installation de panneau solaire maison se répand de plus en plus.

Aujourd’hui, l’autonomie énergétique n’est que très peu rependue et la solution hybride est celle envisagée dans le plus grand des cas.

Quelle puissance de panneaux solaires pour une maison autonome ?

Pour devenir indépendant du réseau électrique, il faut connaître la consommation annuelle de toute la famille. La facture de régularisation peut donner une bonne idée.

Selon des études plus générales, voici un tableau d’estimation.

Surface du logementConsommation kwhNombre de panneaux
30 m2550012 à 16
50 m2900016 à 20
75 m212500
100 m21550025 à 30
120 m218500

.

Un panneau solaire a en moyenne une surface de 1,9 m2 et dans de bonnes conditions d’ensoleillement produit 0,250 ou 0,350 kwh en crête à ramener par an.

La consommation d’un foyer dépend du nombre de personnes, de l’isolation et de l’exposition du bâtiment. De même, le nombre et la qualité des appareils électriques (électroménagers, chauffage général et de l’eau, éclairage, objets électroniques).

La production d’électricité dépend beaucoup de l’exposition des panneaux, des zones d’ombrage, de l’inclinaison et de la position géographique.

Quelle surface de panneaux solaires pour être autonome ?

La surface de toiture n’est pas indéfiniment extensible, même s’il est possible d’installer des panneaux sur un garage, un abri en annexe ou d’en placer au sol. Comme l’orientation et l’inclinaison sont importantes, cela limite aussi le nombre de panneaux solaires.

Le tableau ci-dessus indique une estimation de ce nombre qui, multiplié par 1,9, donne la surface en m2 plus une marge de 20 cm autour.

Si l’intention des intervenants est de viser une autonomie énergétique plus ou moins complète, il faut envisager différentes voies d’économies dans la consommation électrique : l’isolation des murs, du toit, des planchers et par doubles vitrages est un très bon pas.

Pour le chauffage des locaux et de l’eau, les panneaux solaires thermiques et les réservoirs permettent aussi de profiter du soleil. L’éclairage par des lampes économiques diminue considérablement la consommation. Cela implique moins de production et par conséquent une surface de panneaux réduite.

Une surveillance de chacun sur les consommations inutiles (veilleuses, lampes allumées dans des locaux vides, appareils électroniques qui fonctionnent pour rien) se traduit par des économies appréciables.

Il est vivement conseillé de rester connecté au réseau d’approvisionnement électrique, car les fluctuations de la production photovoltaïque ne suivent pas les besoins en consommation. Il faut prévoir des batteries de stockage pour la consommation nocturne, par temps nuageux ou en saison où l’ensoleillement est limité. Dans ces cas, un complément d’électricité par le réseau est le bienvenu. D’autre part, lorsque la production dépasse la consommation, par exemple en été, il est possible de réinjecter le surplus dans le réseau et d’être payé pour cela. Ces rentrées permettent de rentabiliser plus vite l’installation.